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CAP SUR LE FERRET

Christophe Deliveyne
Auteur-concepteur| écriture, mise en pages
Photographe : Gilles d'Auzac de Lamartinie
192 pages au format 22x26 cms. Publié en juin 2005 – Editions l'édune

  • P. 18 : ce coin de paradis est notre ciel sur la terre.
    Si connaître c'est aimer davantage, alors la lecture de ce livre nous sera sans doute fertile.


  • P. 28 : la pinède aquitaine est une forêt artificielle plantée sur d' anciens marais.
    Le bois de production, issu de la jeune forêt, permet de développer une nouvelle économie pour la région (sylviculture, industrie de la pâte à papier et exploitation de la résine).

  • P. 35 : l'esprit cabane commence dans les bois dès le plus jeune âge, et finit au bord de l'eau.

  • P. 40 : le phare du Cap-Ferret se dresse sur une hauteur de cinquante-sept mètres, on y accède par un escalier de deux cent cinquante-huit marches. Depuis le sommet s'offre un panorama ouvert sur l'océan, les «passes» et couvrant l'intégralité du Bassin d'Arcachon.

  • P. 68 : il y a douze mille ans, à la fin du Paléolothique, la planète arrivait sur la fin de la dernière glaciation. D'énormes quantités d'eau étaient figées et retenues au niveau des pôles et des glaciers, lesquels étaient nettement plus nombreux. La banquise descendait jusqu'en Angleterre; on pouvait alors traverser la Manche à pieds.


  • P. 88 : Tout au long du XIX° siècle les pins vont pousser sur la presqu'île, pour fixer les sables et lutter contre l'érosion... Au bout de quarante ans, la forêt devint productive et le bois fut utilisé comme poteaux de mines, traverses de chemin de fer, dans la construction navale, ainsi que pour la réalisation d'habitations. On s'en servait également pour faire des pilotis et des pavés de rue...


  • P. 90 et 91 : la pinède littorale abrite une flore caractéristique. Ces plantes ont toujours été utilisées par les hommes, dont les druides et les sorcières, les guérisseurs et les rebouteux... Le genêt à balais, par exemple, possède un alcaloïde – la spartéine – utilisé dans certains traitements de maladies cardio-vasculaires. Autrefois, les moutons s'immunisaient contre les vipères en le broutant. Une fois coupé le genêt pouvait, par ailleurs, être employé pour la pêche à la crevette... Si les boutons floraux pouvaient être consommés en salade, les fleurs, une fois ouvertes, étaient utilisées pour faire des teintures.

  • P. 95 : le canal des Etangs traverse pinèdes et chênaies avant de se jeter par son delta dans le Bassin d'Arcachon. Entre rivière et ripisylve, toute une faune et une flore profitent de la présence de l'eau... Carex, joncs, osmondes royales offrent abri et nourriture, aux beaux jours, pour les demoiselles, les libellules et les papillons.

  • P. 100 : on retrouve dans la conche du Mimbeau, dans une proximité unique, les principaux écosystèmes du Bassin: jardins boisés, prés salés et vasières, dunes et plages, parcs à huîtres et chenaux.

  • P. 102 : en arrivant du nord du département par la «dérive littorale», le sable, brassé entre les courants du Bassin d'Arcachon et l'océan Atlantique, se retrouve à la pointe du Cap Ferret. Le courant du jusant, à marée descendante, vide le Bassin aux deux tiers et s'oppose aux vents dominants, à la houle atlantique et au courant littoral. Toutes ces forces vont déplacer les sédiments en suivant une orientation Sud/Est.

  • P. 106 : au large, le plateau continental et les bancs de sable font place à la houle atlantique; elle se casse sur les bas fonds pour former la «barre», les fameux «brisants» que les embarcations doivent franchir. Une houle d'un mètre cinquante à deux mètres, en moyenne, - parfois jusqu'à huit - se brise sur le plateau présent à quelques mètres de profondeur. A ces «brisants» se rajoutent les différents vents de mer et les courants de marée, lesquels s'opposent et affrontent les vagues.

  • P. 112 : la dune du Pilat permet de reconstituer 3 000 ans d'histoire, selon quatre périodes bien distinctes, marquées par quatre paléosols principaux:
    Au post glacière, une forêt de pins sylvestres (avec noisetiers, bouleaux, aulnes et saules)... Au boréal atlantique et sous-boréal, une petite dune naturelle, de trois à quatre mètres de haut, retenait des marais et un étang; tout au long de la transgression flandrienne, les sables reprirent leur droit et les marais disparurent sous les dunes paraboliques de vingt à quarante mètres de haut... Au XVII° et XVIII° siècles l'arrivée massive de sable sur le littoral a complètement enseveli – sous cinquante à soixante mètres de sable – les anciennes dunes paraboliques... Au début du siècle dernier, le sable continuant d'arriver, la dune de la Grave finit par disparaître, laissant une nouvelle dune plus à l'Est, la dune du Pilat, haute de 110 mètres.

  • P. 148 : le Bassin d'Arcachon constitue la limite sud de la migration de la Bernache cravant. Actuellement la population peut atteindre quarante mille individus. Durant les deux mois d'été elle niche au nord de la Sibérie occidentale; elle séjourne sur le Bassin entre novembre et février. Les vastes vasières lui permettent de s'engraisser à marée basse de zostères et autres plantes aquatiques.

  • P. 178 : le Bassin d'Arcachon forme une lagune de Cent cinquante-cinq kilomètres carrés (20 kms de large sur 14 de long). Les marées quotidiennes de l'Atlantique le vident et le remplissent 2 fois par jour, ne laissant que quarante kms carrés – soit un tiers de sa superficie – immergés. 150 à 370 millions de mètres cubes d'eau circulent toutes les six heures entre le Bassin et l'océan par l'actuel goulet d'entrée.


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