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LES POISSONS DU BASSIN...

Sole (Solea solea)
La sole
"sénégalaise" est le poisson plat qui se trouve en plus grand nombre sur le littoral. Ce poisson s'enfonce dans le sable et il modifie alors sa couleur, ce qui le rend absolument invisible. Il faudra marcher dessus pour qu'il se sauve enfin ! Les professionnels la pêchent avec des filets, les anciens la pêchaient à la foène (sorte de fourche) à marée basse.
Séteau (Microchirus boscanion) Langue d'avocat

Ce poisson, qui se nomme également 'microchire', ressemble à la sole, mais il n'atteint jamais plus de 12 ou 13 centimètres.
Plie (Pleuronectes platessa) Cardine

Il s'agit également d'un poisson très commun que l'on trouve au large à l'océan, sur les plages de sable ou sur les fonds vaseux. Les points qu'il possède sur son dos, et qui le différencient des autres poissons plats, sont rouges ou jaunes. Il atteint couramment de 25 à 30 centimètres et mange des vers de sable et des petits crustacés. Sa chair est moins fine que celle de la sole. Faites la cuire en papillote, après l'avoir badigeonnée de moutarde, salée et poivrée, et avoir posé dessus des rondelles d'oignons et des feuilles de laurier.
Turbot (Scophthalmus maximus)

Seuls les jeunes turbots s'approchent près des côtes. Les adultes sont un peu plus au large et il vous faudra un bateau si vous voulez les pêcher. Ce poisson ne possède pas d'écailles et est très fin. Il s'agit sans doute de l'un des meilleurs poissons plats.
Raie bouclée (Raja clavata, raie fleurie)

Voici la raie la plus commune, qui est également délicieuse. Elle se trouve également sur les fonds sableux ou vaseux autour de l'île aux oiseaux et dans les fosses. Ce poisson vit dans des eaux relativement profondes, mais il lui arrive parfois de s'approcher de la côte. Elle doit son nom aux "boucles" qu'elle porte sur son dos. Ces boucles sont en fait de petites pointes légèrement recourbées qui lui servent de défense rapprochée et qui sont un vestige d'écailles. C'est un poisson qui ne possède pas d'arêtes à proprement parler : son squelette est composé uniquement de cartilage. Il existe une espèce très semblable que vous différencierez par l'absence des "boucles" sur sa peau, il s'agit de la raie douce (raja montagui).
Raie torpille (Torpedo marmorata)

La raie torpille abondait dans le bassin, on pouvait marcher dessus, et prendre une légère décharge, rien qu'en se promenant dans les parcs à huîtres. Ce poisson ne compte comme défense que ses piles chargées d'électricité qu'il décharge sur les importuns. Il est très lent et ne se sauve pas vraiment devant le danger. Cette défense naturelle lui permet également de paralyser des petits poissons qu'il mange ensuite. Il peut atteindre un mètre de long et vit en solitaire. Lorsque sa couleur ne lui permet pas d'être bien dissimulé, il n'hésite pas à se recouvrir de sable ou de vase à l'aide de sa queue. Sa chair est assez quelconque, mais il possède un foie énorme pour sa taille. Il est délicieux si on le prépare au court bouillon.
Raie pastenague (Dasyatis pastinaca)

Voici une raie plus rare, et heureusement. Sa principale caractéristique, qu'il est préférable de connaître, est l'aiguillon qu'elle porte sur le haut de sa queue. Il est prolongé par une glande à venin et une piqure de pastenague est très douloureuse. Si elle n'est pas mortelle, elle vous envoie quand même à l'hopital pour 3 jours. Si vous êtes pêcheur, apprenez à la connaître, avec sa couleur presque noire, son aspect lisse et l'aiguillon qu'il vous faut éviter soigneusement. Sa chair est moins bonne que celle de la raie bouclée, et elle est vendue quelquefois sous son nom en patois : "terre".
Baudroie (Lophius piscatorius)

Ce poisson est également connu sous le nom de lotte. Chez votre poissonnier, vous ne trouvez que le corps du poisson, jamais sa tête, pourquoi ? Parce ce que sa tête, énorme par rapport au corps, est très laide . Cette gueule énorme est garnie de dents et elle n'hésite pas à s'en servir. Elle atteint généralement 60 centimètres, mais il n'est pas rare de voir des spécimens d'un mètre cinquante, pesant plus de 25 kilos aux portes de l'océan. Pour chasser, elle ouvre la gueule est reste immobile, sa coloration lui permettant de passer inaperçue. Lorsqu'un petit poisson s'approche, attiré par son leurre cutané, elle le happe vivement.
Dragonnet (Callionymus lyra, petite loche)

Si vous passez un haveneau sur un fond sableux, vous ne manquerez pas de prendre de petits poissons. En particulier vous prendrez de nombreux gobies et un poisson qui y ressemble : le dragonnet. La différence entre le mâle et la femelle est très grande. Si la femelle ressemble à un gobie qui aurait une grande épine sur le dos et d'autres sur les côtés (au toucher, on ne peut pas confondre les deux poissons !), le mâle semble hérissé de piquants, et est d'une belle couleur jaune et verte avec des taches oranges. Il ressemble vraiment au dragon des légendes dont il tire son nom. Il nage très peu, se contentant de s'enfoncer dans le sable pour se nourrir de vers et de mollusques.
Hippocampe (Hippocampus ramulosus)
ESPECE PROTEGEE !!!
Ne capturez-plus les hippocampes, ne les achetez-plus séchés, aidez cet animal à retrouver son milieu. Merci.
Ce poisson se trouve dans les eaux peu profondes, un peu vaseuses. Il s'accroche avec sa queue dans les algues où il récupère de minuscules proies. Les hippocampes sont de plus en plus rarers et sont protégé. Contentez vous d'avoir admiré ce poisson à la forme si particulière, avant de le relâcher dans l'eau. N'hésitez pas à lui rendre sa liberté.
Syngnathe (Syngnathus acus)

Toujours dans les mêmes eaux, vous trouverez des syngnathes, encore appelés "grande aiguille de mer". Ils ont une forme d'anguille, mais lorsque vous les prenez, ils sont très durs. Le museau rappelle celui de l'hippocampe. Non comestible.
Anguille (Anguilla anguilla)

L'anguille se trouve dans les chenaux qui rentrent à l'intérieur du bassin. . L'anguille ne dépasse pas un mètre de longueur. La migration de cette espèce est particulièrement remarquable. L'adulte a une couleur argentée et sa tête est fine. Elle gagne alors la mer des Sargasses, à raison de 15 kilomètres par jour. Elle pond là-bas et la jeune anguille, appelée "leptocéphale" effectue une migration qui va durer trois ans et la ramènera dans un estuaire. On la connait alors sous le nom de "piballe" et est alors pêchée. Elle grossit ensuite, prend une teinte jaunâtre et va poursuivre sa vie en remontant le fleuve jusque dans une rivière ou un lac. Lorsqu'elle arrive à maturité, elle a une couleur plus grise et le cycle reprend.
Congre (Conger conger)

On pourrait prendre, a priori, le congre pour une grosse anguille. Il n'en est rien car le congre ne vit que dans l'eau salée, parmi les rochers et les épaves. Vous pouvez les distinguer par leur machoire et la position de la nageoire dorsale. La machoire supérieure de l'anguille est plus courte que la machoire inférieure, tandis que c'est l'inverse pour le congre. Quant à la nageoire dorsale, elle commence très en arrière des nageoires pectorales chez l'anguille, alors qu'elle commence à leur niveau pour le congre (donc très près de la tête). Son corps est plus massif et plus puissant que celui de l'anguille et il peut atteindre 2 mètres de long. Il affectionne particulièrement les épaves dans lesquelles il se tapit, à l'affut d'une proie passant à sa portée. Il se nourrit de tacauds, de seiches et de crustacés. En particulier, on dit qu'il partage souvent un trou avec un homard et dont il attend la mue pour le dévorer.On le pêche en bateau et il s'agit d'une pêche sportive, ce poisson se défendant très bien, même lorsqu'il se trouve à bord. Seuls les plus expérimentés le chasseront avec un fusil sous-marin. Sa chair est nettement moins bonne que celle de l'anguille.
Petit serpent de mer (Nerophis ophidion)

Il ne faut pas confondre ce petit poisson avec une jeune anguille. Son corps est dur, contrairement à celui de l'anguille qui est souple et glissant. Il s'agit en fait d'un poisson qui s'apparente au syngnathe et qui vit dans les rochers et les algues. Son museau est particulièrement long et occupe environ la moitié de la tête. Sa couleur varie du vert pâle au vert foncé, avec parfois des lignes verticales ou des taches et il fait environ 20 centimètres de long.
Motelle (Gaidropsarus mediterraneus)

Voilà un poisson que l'on pourrait prendre pour un petit congre. On le rencontre très souvent dans les parcs à huîtres, contrairement à ce que son nom latin laisse entendre. On l'appelle aussi quelquefois "loche de mer". Sa tête est pourvue de barbillons et elle se trouve dans les trous d'eau laissés par la marée descendante, en compagnie des gobies et des blennies. Il existe deux autres espèces de motelle, qui ont la même forme. La coloration de la première est plus brune, avec un ventre blanchâtre, elle se nomme motelle à 5 barbillons (onos mustelus). La deuxième est plus brune et tachetée sur le dos, elle est plus grande et vit plus profond, elle se nomme motelle à 3 barbillons (onos tricirratus).
Epinoche de mer (Spinachia spinachia)

Ce petit poisson, qui ne dépasse pas une quinzaine de centimètres, possède quinze épines sur son dos. Ses couleurs sont beaucoup moins vives que l'épinoche courante dans nos étangs. Il vit dans les rochers, ses épines servant à repousser les prédateurs et ne présente aucun intérêt culinaire.
Gobie (Gobius paganellus)

Il s'agit des petits poissons qui se sauvent lorsque vous soulevez une tuile aux bords des parcs. Ils passent ainsi d'une tuile à une autre, mais si vous la soulevez doucement , il restera immobile, comptant sur son mimétisme pour ne pas être pris. Il existe de nombreuses espèces de gobies, qui diffèrent par les couleurs et de subtiles différences anatomiques, ainsi que par leur habitat (rocher ou sable). Tous ces poissons sont comestibles et constituent la "godaille" que l'on fait frire ou que l'on utilise pour la soupe.
Blennie (Blennius pholis)

Il ne faut pas confondre le blennie avec le gobie. Plus que la couleur, qui peut être très variable, c'est la forme de la tête qui est caractéristique. Il est un peu moins courant que le gobie, et se défend beaucoup plus. Il n'est pas rare qu'il vous morde, lorsque vous le tenez dans votre main.
Vieille commune (Labrus bergylta)

Ce poisson peut atteindre 50 centimètres et peser de 3 à 4 kilogrammes. Il vit dans les rochers, les petits spécimens dans moins d'un mètre d'eau. Au moindre danger, il se faufile dans les anfractuosités, mais sa curiosité est telle qu'il ne tarde pas à sortir. Ces couleurs sont très vives et très variées, et elles dépendent de la couleur du milieu dans lequel la vieille évolue. Sa forte dentition lui permet de se nourrir de patelles, moules et crustacés. Ce poisson se pêche à la ligne ou en chasse sous-marine pour les plus gros.
Eperlan (Osmerus eperlanus) Trogue, athérine

Ce petit poisson, qui ne dépasse que rarement une vingtaine de centimètres, est très commun le long des jetées du bassin. Il vit par bancs immenses et argentés, et se trouve également dans les ports et les chenaux. Il est la base de la friture traditionnelle, mais il sert également de repas à toutes sortes de poissons carnassiers.
Tacaud (Trisopterus luscus)

Encore appelé "gode", ce petit poisson est grégaire. Il reste souvent autour d'une épave, d'une grotte ou d'un amas de rochers. Les pêcheurs qui connaissent avec précision les amers de telles "godières" sont assurés de faire de belles pêches. Sa coloration est caractéristique : dos brun, flancs rayés verticalement d'or et d'argent. Il vit de 3 à 4 ans et se nourrit de crustacés et de mollusques. Il est lui même la proie des congres. Il est délicieux frit, sa chair valant celle du lieu, mais il doit se consommer très frais car il se conserve mal.
Sardine (Sardina pilchardus) Royan

Voilà encore un poisson que vous aurez du mal à trouver autour au fond du bassin. Il vit en banc immense et sa proximité des côtes dépend essentiellement de la température de l'eau. On les mange crue, après les avoir fait mariner dans du gros sel.
Bar (Dicentrarchus labrax) Loubine

Il s'agit d'un poisson à la chair très renommée, que l'on appelle "loup" en méditerranée. Sa première nageoire supérieure est armée de piquants qui lui servent de défense. Il s'agit avant tout d'un carnassier qui se nourrit principalement de poissons, bien qu'il ne dédaigne pas les crevettes et les vers. Il vit en solitaire ou en banc de quelques individus seulement, et il affectionne les endroits agités. L'hiver, il s'éloigne du rivage pour aller dans des eaux plus profondes. Ce poisson atteint couramment 40 à 50 centimètres et pèse alors plusieurs kilogrammes. Il est très recherché par les pêcheurs sportifs car il se défend vigoureusement lorsqu'il est pris à un hameçon.
Maigre (Argyrosomus regius)

Ce poisson, qui peut mesure jusqu'à 50 centimètres, de long, avait disparu du bassin. Néanmoins, depuis quelques années on en revoit de plus en plus. Il vit souvent en banc et procure de grandes joies aux pêcheurs qui arrivent à l'attraper, généralement en "surf casting", ou dans les grands chenaux. Il s'agit d'un poisson très bon, malgré son prix relativement faible.
Mulet (Chelon labrosus)

Ce poisson, qui peut atteindre couramment de 30 à 40 centimètres, pour un poids de 2 à 4 kilogrammes, est très commun . On peut le voir, lorsque la marée remonte, venir chercher de la nourriture dans une dizaine de centimètres d'eau. Il pourrait être confondu avec le bar, mais il a une forme beaucoup plus ronde, il apparaît rayé dans l'eau, et la forme de sa geule, applatie, est très différente de celle du bar. Ce poisson vit en bancs et il remonte parfois l'Eyre ou les ruisseaux d'eau douce car il supporte les eaux saumâtres. Il mange principalement des matières organiques végétales, des fragments d'algues. Ce qui irrite les pêcheurs qui voient des bancs de mulets passer sans qu'ils aient aucune touche. Du point de vue culinaire, ce poisson gras est peu apprécié. Pourtant, grillé et arrosé d'une petite vinaigrette à l'échalotte, il est délicieux.
Dorade (Sparus aurata)

La dorade a un profil très vertical et sa caractéristique principale sont ses dents qui sont capables de broyer des moules pour les manger. Elle parcoure les esteys et les parcs, et tolère l'eau saumâtre. On en voit souvent des petites, mais une dorade de belle taille est une proie délicate à attraper, car elle est capable de casser un hameçon avec ses dents.
Rouget (Mullus surmuletus)

Encore appelé "surmulet" ou "rouget-barbet", ce poisson peut atteindre vingt centimètres. Il possède deux barbillons sous la geule et sa couleur peut changer en fonction de la situation, de l'heure ou de son humeur. Ils vivent en petits groupes sur les fonds sablonneux, à partir de deux à trois mètres de profondeur. Ils fouissent le sable à la recherche des petits invertébrés qui leur servent de nourriture. Ils sont renommés depuis l'antiquité pour leur chair savoureuse.
Chinchard (Trachurus trachurus)

Le chinchard vit en banc, en pleine mer. Mais il lui arrive de se rapprocher des côtes, au printemps, si le fond est sableux. Il s'agit d'un poisson qui ressemble au maquereau, mais vous le différencierez aisément grâce à sa ligne latérale incurvée, alors qu'elle est rectiligne chez le maquereau.
Maquereau (Scomber scombrus)

Le maquereau vit également en bancs, en pleine mer ; au printemps et au début de l'automne, il s'approche des côtes. Il est très courant autour de l'île au Oiseaux où il se pêche à la mitraillette. Il s'agit en fait d'une ligne munie de 5 ou six hameçons. Chaque hameçon est muni d'une plume et on agite le tout dans l'eau. Le maquereau saute sur l'appat, qu'il confond avec de petits poissons. Lorsque l'on se trouve dans un banc de maquereaux, on peut ainsi avoir deux ou trois poissons en même temps. Le haut du corps du maquereau est rayé. Il semble que ce soit pour tromper ses prédateurs, en utilisant un effet stroboscopique (le même effet utilisé par les zèbres). L'adulte mesure environ 30 centimètres vers trois ou quatre ans. Sa chair grasse impose une cuisson au grill. Vous pouvez le faire cuire au barbecue, en lui enlevant les arêtes avant la cuisson. Ainsi grillé, il est délicieux (vous pouvez d'ailleurs mélanger sardines et maquereaux sur le barbecue).
Orphie (Belone belone) l'Aiguille

Ce poisson effilé, dont le bec possède de petites dents, peut atteindre 80 centimètres de long. Il nage juste sous la surface, en petits groupes dispersés et s'approche occasionnellement des côtes. Ce poisson est comestible et sa principale caractéristique est la couleur de ses arètes. En effet, celles-ci sont vertes !