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Gilles d'Auzac de Lamartinie photographies et mise en pages. Charles Daney textes
104 pages au format 24,5x22 cm. Publié en juin 1995 aux Editions
Premier Pas

- P.
3 : au droit de la lumière qui tombe sur la table de travail,
le «parqueur» est maître en sa cabane qu’encombre
par ailleurs un matériel hétéroclite qui n’est
que l’indispensable outillage d’un marin organisé
– même et surtout s’il ne possède pas de machine.

-
P. 12 : la
marée, comme une couverture doucement tirée par une main
maternelle, recouvre les «ambulances» alignées comme
les lits d’un dortoir. Le calme de la mer et la douceur de l’image
ne doivent pas nous faire oublier que nous sommes là tout près
des chenaux parfois redoutables des passes.

- P.
17 : échouée à proximité du chenal du Ferret,
à marée basse, en arrière de l’alignement
de«pignots» et des «collecteurs», la pinasse
n’embarquera les hommes qu’à marée montante
quand ils devront abandonner le parc repris par la mer.

- P.
27 : Piraillan et le Ferret alignent leurs cabanes parallèlement
à la côte, amarrant leurs embarcations aux pieux des perrés
au droit de la cabane.

-
P. 31 : sur
les «tatch», entre les chenaux qui se repèrent aux«pignots»,
les parcs de la «plaine» s’installent entre les cultures
en «surélevé», comme à l’abri
des poches et des «blindages». On dit parfois «chantiers»
pour ces parcs, à ne pas confondre avec les «chantiers»
bretons qui sont l’équivalent de nos cabanes et de leur
environnement immédiat.

- P.
32 : face
au soleil, au vent, à la pluie, aux embruns.

- P.
41 : dans un nuage de frai, la «laitance» se mêle
à l’eau où se fait la fécondation de l’huître
creuse. Ce phénomène peut se produire jusqu’à
trois fois dans l’été, entre juin et août.
Les tuiles sont alors prêtes et posées pour le captage.

- P.
46 : les cages des «collecteurs» où l’on enfermait
les tuiles autrefois en les couvrant de «brandes» (aujourd’hui
de poches vides), ne sont le plus souvent qu’une survivance.

- P.
47 : on les amarre aujourd’hui à la façon des «tracas»
de Bretagne, mais en longs alignements de murs submersibles que les
flots affouillent dans leurs moindres recoins. Ici, au Canon.

- P.
49 : acculée au fond de la «table à détroquer»,
l’huître est ici pelée au couteau à lame plate
(un modèle ancien). Le «grattis», naissain de six
mois, est recueilli sous la table, lavé de ses particules de
chaux et prêt à être expédié, ou placé
dans des poches à mailles fines pour une première pousse.

- P.
51 : la machine à détroquer rend plus facile la cueillette
du naissain mais ne le permet qu’à dix-huit mois quand
la coquille est assez solide. L’opération faite à
la main, que certains pratiquent toujours, est une opération
rude qui fait se couvrir d’ampoules le creux de la main et se
zébrer d’estafilades les doigts qu’engourdit le froid
de février.

-
P.
54 : trier, répandre les huîtres, les changer de parc
comme on change de crèche, trier encore et désatroquer,
gratter les parasites, c’est le travail de l’ostréiculteur.

- P. 62
: le tracteur descendu sur le parc rappelle ces temps où les
marins de Gujan, ou de La Teste, s’installaient le temps d’une
«maline» sur ces bords que le chenal ne coupait pas de la
concession ostréicole.

- P. 63
: l’introduction des bacs en aluminium, porteurs d’un bras
de grue pour les transferts de palettes sur des allèges transportées
jusque sur le parc, a résonné comme une autre façon
de pratiquer l’ostréiculture.

- P. 67
: le tri, l’empaquetage, le calibrage, prennent des allures de
petite industrie.

- P. 69
: de nouveaux moyens (grues ou ponts- roulants) sont au service d’anciennes
pratiques, comme le tri au «taouley» (table) ou la «taouleyre»
(établi).

- P. 77
: des ports nouveaux s’installent un peu partout, comme celui
du Rocher, à La Teste, étrangers aux stéréotypes
longtemps véhiculés.

- P. 83
: les cabanes et les embarcations amorcent une transformation des moyens,
prélude d’ambitions différentes…
… Que rêvent peut-être ces ostréiculteurs d’Audenge
sur leur bateau à mi-chemin du chaland et du bac.

- P. 91
: malgré tout et par-delà les changements et les maintenances,
le Bassin séduit par son image faite d’histoire, de transparence,
de larges horizons et de lumière: la transparence des flots,
comme un autre «Pays des Merveilles», renvoie l’image
de parcs imbriqués comme autant de trésors cachés
derrière le miroir d’Alice.
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