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P. 18 : ce coin de paradis est notre ciel sur la terre.
Si connaître c'est aimer davantage, alors la lecture de ce livre
nous sera sans doute fertile.

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P. 28 : la pinède aquitaine est une forêt artificielle
plantée sur d' anciens marais.
Le bois de production, issu de la jeune forêt, permet de développer
une nouvelle économie pour la région (sylviculture, industrie
de la pâte à papier et exploitation de la résine).

- P.
35 : l'esprit cabane commence dans les bois dès le plus jeune
âge, et finit au bord de l'eau.

- P.
40 : le phare du Cap-Ferret se dresse sur une hauteur de cinquante-sept
mètres, on y accède par un escalier de deux cent cinquante-huit
marches. Depuis le sommet s'offre un panorama ouvert sur l'océan,
les «passes» et couvrant l'intégralité du
Bassin d'Arcachon.

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P. 68 : il y a douze mille ans, à la fin du Paléolothique,
la planète arrivait sur la fin de la dernière glaciation.
D'énormes quantités d'eau étaient figées
et retenues au niveau des pôles et des glaciers, lesquels étaient
nettement plus nombreux. La banquise descendait jusqu'en Angleterre;
on pouvait alors traverser la Manche à pieds.

P. 88 : Tout au long du XIX° siècle les pins vont pousser
sur la presqu'île, pour fixer les sables et lutter contre l'érosion...
Au bout de quarante ans, la forêt devint productive et le bois
fut utilisé comme poteaux de mines, traverses de chemin de fer,
dans la construction navale, ainsi que pour la réalisation d'habitations.
On s'en servait également pour faire des pilotis et des pavés
de rue...


- P.
90 et 91 : la pinède littorale abrite une flore caractéristique.
Ces plantes ont toujours été utilisées par les
hommes, dont les druides et les sorcières, les guérisseurs
et les rebouteux... Le genêt à balais, par exemple, possède
un alcaloïde – la spartéine – utilisé
dans certains traitements de maladies cardio-vasculaires. Autrefois,
les moutons s'immunisaient contre les vipères en le broutant.
Une fois coupé le genêt pouvait, par ailleurs, être
employé pour la pêche à la crevette... Si les boutons
floraux pouvaient être consommés en salade, les fleurs,
une fois ouvertes, étaient utilisées pour faire des teintures.

- P.
95 : le canal des Etangs traverse pinèdes et chênaies avant
de se jeter par son delta dans le Bassin d'Arcachon. Entre rivière
et ripisylve, toute une faune et une flore profitent de la présence
de l'eau... Carex, joncs, osmondes royales offrent abri et nourriture,
aux beaux jours, pour les demoiselles, les libellules et les papillons.

- P.
100 : on retrouve dans la conche du Mimbeau, dans une proximité
unique, les principaux écosystèmes du Bassin: jardins
boisés, prés salés et vasières, dunes et
plages, parcs à huîtres et chenaux.

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P.
102 : en arrivant du nord du département par la «dérive
littorale», le sable, brassé entre les courants du Bassin
d'Arcachon et l'océan Atlantique, se retrouve à la pointe
du Cap Ferret. Le courant du jusant, à marée descendante,
vide le Bassin aux deux tiers et s'oppose aux vents dominants, à
la houle atlantique et au courant littoral. Toutes ces forces vont
déplacer les sédiments en suivant une orientation Sud/Est.

- P. 106
: au large, le plateau continental et les bancs de sable font place
à la houle atlantique; elle se casse sur les bas fonds pour former
la «barre», les fameux «brisants» que les embarcations
doivent franchir. Une houle d'un mètre cinquante à deux
mètres, en moyenne, - parfois jusqu'à huit - se brise
sur le plateau présent à quelques mètres de profondeur.
A ces «brisants» se rajoutent les différents vents
de mer et les courants de marée, lesquels s'opposent et affrontent
les vagues.

- P. 112
: la dune du Pilat permet de reconstituer 3 000 ans d'histoire, selon
quatre périodes bien distinctes, marquées par quatre paléosols
principaux:
Au post glacière, une forêt de pins sylvestres (avec noisetiers,
bouleaux, aulnes et saules)... Au boréal atlantique et sous-boréal,
une petite dune naturelle, de trois à quatre mètres de
haut, retenait des marais et un étang; tout au long de la transgression
flandrienne, les sables reprirent leur droit et les marais disparurent
sous les dunes paraboliques de vingt à quarante mètres
de haut... Au XVII° et XVIII° siècles l'arrivée
massive de sable sur le littoral a complètement enseveli –
sous cinquante à soixante mètres de sable – les
anciennes dunes paraboliques... Au début du siècle dernier,
le sable continuant d'arriver, la dune de la Grave finit par disparaître,
laissant une nouvelle dune plus à l'Est, la dune du Pilat, haute
de 110 mètres.

- P. 148
: le Bassin d'Arcachon constitue la limite sud de la migration de la
Bernache cravant. Actuellement la population peut atteindre quarante
mille individus. Durant les deux mois d'été elle niche
au nord de la Sibérie occidentale; elle séjourne sur le
Bassin entre novembre et février. Les vastes vasières
lui permettent de s'engraisser à marée basse de zostères
et autres plantes aquatiques.

- P. 178
: le Bassin d'Arcachon forme une lagune de Cent cinquante-cinq kilomètres
carrés (20 kms de large sur 14 de long). Les marées quotidiennes
de l'Atlantique le vident et le remplissent 2 fois par jour, ne laissant
que quarante kms carrés – soit un tiers de sa superficie
– immergés. 150 à 370 millions de mètres
cubes d'eau circulent toutes les six heures entre le Bassin et l'océan
par l'actuel goulet d'entrée.
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